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CULTURE
Côte d'Ivoire : (Dan Log, artiste, SG Samci) : « Si nous voulons décider de ce qui est bon pour nous, sortons du Burida » interview exclusive Samedi 05/01/2019 18:47:24 L'artiste Dan Log, SG du Samci interpelle ses pairs sur la nécessité de quitter le BuridaCrise au Burida L'artiste Dan Log, SG du Samci interpelle ses pairs sur la nécessité de quitter le Burida Cet article a été vu 51 fois

Ivoire-media (IM) - La secrétaire générale du Syndicat des artistes musiciens de Côte d'Ivoire (Samci), Danielle Logou plus connue sous le pseudonyme de Dan Log s'est prononcé dans cet entretien sur la crise qui secoue le Bureau ivoirien des droits d'auteur (Burida).

 

Qui est Dan Log ?

Je suis Danielle Logou Monia Adziza à l’état civil. Je suis chanteuse. J’ai commencé ma carrière et fait mes classes dans les orchestres. J’ai véritablement commencé au sein des "Emi Jat musique" d’Alpha Blondy. Bon, un enfant quand il nait, il grandi. Donc je me suis dit qu’avec ce que j’ai appris auprès d’Alpha, je peux voler de mes propres ailes. Donc j’ai embrassé ma carrière solo qui m’a permis d’enregistrer mon premier album en 1987 intitulé "villa et voiture". Ensuite, après "Villa et voiture", j’ai fait sortir "Wako wassa" et après cela, j’ai fait "Espoir" avec Emy djazz music. La promotion n’a pas été faite comme il se devait donc c’est passé inaperçu. Avant ça, j’étais réquin de studio à Paris. J’ai travaillé sur beaucoup d’albums d’artistes tant ivoiriens qu’africains. Voilà.

Aujourd’hui vous êtes secrétaire générale du syndicat des artistes musiciens de Côte d'Ivoire en abrégé Samci. Quand avez-vous créé ce syndicat et quels objectifs visez-vous ?

Le syndicat des artistes musiciens de Côte d'Ivoire (Samci) a été créé le 8 avril 2016 à Abidjan. Alors, les objectifs du Samci, c’est défendre par tous les moyens légaux les artistes de Côte d'Ivoire. Quand on est un syndicat reconnu par l’Etat, on n’a pas le droit de faire les choses en désordre. Donc c’est pour défendre par tous les moyens légaux les droits de ses adhérents, veiller à ce que ses adhérents travaillent dans de meilleures conditions, veiller à ce que les adhérents du Samci puissent vivre de leur art, etc. Quand on n’est pas organisé, on peut entreprendre des choses mais quand il s’agit d’entreprendre des revendications professionnelles, il vaut mieux être organisé. Vaut mieux le faire dans un cadre juridique. C’est ce qui explique la création du Samci. Le Samci est membre de la Fédération Internationale des Musiciens (FIM), une Ong très vieille qui soutient toutes les organisations artistiques. Les syndicats, les associations de musiciens etc. la FIM les organise, la FIM les aide à travers des formations pour leur permettre d’être opérationnels.

Aujourd’hui le Samci revendique combien de membres, combiens d’adhérents ?

Le Samci est un tout nouveau syndicat qui a connu assez de problèmes dans la première année. Ces problèmes sont nés du fait que nous ne comprenions pas tous les statuts que nous nous sommes donnés nous-mêmes.  Donc je dois avouer que dans la première année, on n’a pratiquement rien fait. Dans la deuxième année, on s’occupe à recoller les morceaux. Beaucoup sont partis. Mais vous savez, c’est un peu comme dans les partis politiques. Il y a des gens qui ont créé, ils ne sont plus là, c’est d’autres personnes qui sont là. Chez nous au Samci, l’effectif s’accroit de jour en jour.

Vous sortez d’une Assemblée générale extraordinaire. Que doit-on retenir ?

Dans le cadre de la réorganisation du Samci, nous avons tenu une Assemblée générale sur recommandation de notre partenaire : la FIM. Cela a eu lieu après un atelier de suivi que nous avons eu sur quatre (4) jours avec la FIM en juillet dernier. Notre AGE avait pour objectif le renouvellement des instances et la révision des statuts etc. Cette AGE s’est très bien passée. Nous avons réorganisé les instances. Le bureau syndical, le conseil syndical, les commissions techniques etc. Je n’ai pas les détails sous les yeux. Donc Obin Manféi est le nouveau président du Samci. Mais dans les textes d’avant, le président n’était pas le président du Samci mais il était juste le président du Conseil syndical. Aujourd’hui Aubin Manféi est le président du Samci. Moi, mes pairs m’ont renouvelé leur confiance donc je suis restée à mon poste de secrétaire général. Il y a un nouveau secrétaire général adjoint en la personne de Djaki Férry. Bon, voilà.

Aujourd’hui, vous luttez pour que l’artiste ivoirien vive décemment de son art. Malheureusement, ce n’est pas le cas et on a l’impression que le Burida ne fait pas grand-chose pour les artistes. Votre mot s’il vous plait.

Ecoutez, je ne sais plus où je l’ai déjà dit mais le Burida est un gros mensonge. Quand je dis un gros mensonge, on fait croire aux artistes que le Burida est leur maison. Mais le Burida n’appartient pas aux artistes. Dans la forme, c’est la maison des artistes mais dans le fond, le Burida n’appartient pas aux artistes. Le Burida a été créé par décret. Si les statuts du Burida n’évoluent pas, quel que soit le ministre qui va être nommé, quel que soit le directeur général, on aura toujours maille à partir avec ces personnes-là. C’est une société privée. Vous pouvez vous levez, on est dans un pays de droit et il y a une loi qui dit que tous les citoyens sont libres de se mettre en association et de créer des syndicats. Chacun peut créer sa société selon les textes en vigueur. Mais c’est l’Etat de Côte d'Ivoire qui a créé le Burida sur la colère d’Amédée Pierre qui menaçait d’arrêtait sa carrière parce que les radios en Côte d'Ivoire exploitaient ses œuvres et il ne percevait pas un centime. Il menaçait. A l’époque, c’était la plus grosse star. Laurent Gbagbo, Bernard Zadi Zaourou et d’autres se sont penché sur la question et ont proposé à l’Etat de décréter la création du Burida. Mais l’Etat ne donne pas de subvention au Burida pour fonctionner. Le siège du Burida que vous connaissez a été acquis par ses associés. L’Etat ne donne aucun centime. Les agents du Burida sont payés par les artistes. Le directeur et tout ce que vous voyez, ils sont payés par les artistes. Mais en même temps l’Etat garde la mainmise sur le Burida parce que le Burida lui appartient. Donc c’est un véritable problème.

A ce niveau que proposez-vous alors ?

Oui à ce niveau, de deux choses, l’une. Soit on dissout le Burida et chaque entité crée sa maison de droit d’auteur comme en France. Parce qu’en France, il y a la Sacem, la Spédidam et pleins d’autres. Les éditeurs ont leur maison, les humoristes ont leur maison etc. Soit on casse le monopole du Burida parce qu’il a l’exclusivité de la gestion collective des droits d’auteurs, soit on casse le monopole du Burida pour permettre aux entités qui le veulent à créer leur maison. Dans les autres pays tels que le Sénégal par exemple, les artistes ont réussi à créer leur propre maison en lieu et place du bureau sénégalais des droits d’auteurs. Parce que là-bas également je crois, leur bureau avait été créé par décret comme le Burida. Donc ça appartient à l’Etat, qui nomme un ministre de la culture et le Burida fait partir des structures du ministère de la culture. L’insaac est une propriété de l’Etat. Le Burida aussi est une propriété de l’Etat. Donc on a beau jaser, le Burida ne viendra jamais aux artistes quel que soit le ministre qui va venir. A l’époque, le Pca (président du conseil d’administration) était nommé par le ministre de la culture, le directeur général est nommé par le ministre de la culture alors que le Pca doit normalement être élu par ses pairs eux-mêmes élus par l’Assemblée générale qui est l’organe suprême. Nous nous sommes battus pour arracher au moins l’élection du Pca. Et nous avons réussir à élire notre Pca. Mais là encore le ministère de la culture a sa main dedans. On appelle les candidats nuitamment on les menace, faut te retirer, il faut ceci, il faut cela. En fait le Pca doit baisser les yeux devant le ministre. Là encore, il y a vice de procédure. C’est pour cela je dis que le Burida est un gros mensonge. Nous nous sommes battus en 2005, je crois, nous sommes allés rencontrer le président Laurent Gbagbo. On lui a dit que les artistes ont trop de problèmes. Le Burida c’est leur maison mais les artistes ne jouissent pas du fruit de leur labeur. Le Burida doit nous revenir. Lui, il est l’un de ceux qui ont suscité la création du Burida. Il a dit « vous avez raison, le Burida est votre maison. Les artistes ont trop de problèmes ». Et il nous a donné le Burida. On avait quand même les leviers de décisions.

Qu’est-ce qui n’a pas marché pour que les artistes soient éjectés des instances de décisions du Burida ?

Bon, quand il y a eu la crise, le Burida est reparti à l’étape initiale parce que le ministre qui était là est parti. Celui qui est venu à dégommer le Conseil d’administration, ce qu’il n’avait pas le droit de faire parce que les membres du Conseil d’administration sont élus par l’Assemblée générale. Il a dégommé le conseil d’administration, il a mis en place un comité provisoire de gestion qui était censé travailler quatre (4) ou six (6) mois je crois. Mais ce comité a travaillé durant six (6) ans. L’actuel directeur général, Mme Viera, elle avait été nommé pour assurer l’intérim et elle a été confirmé ensuite. Elle ne rend compte qu’au ministre.

Est-ce qu’il n’y a pas quelqu’un au sein des artistes ivoiriens capable de présider aux destinées du Burida ?

Il y a eu Etrany qui a été DG du Burida. Mais nous pensons qu’on ne peut être juge et partie. Le Burida, comme on le dit, c’est pour les artistes, on peut avoir un gestionnaire qui fait le travail. Le rôle du Burida c’est quoi ? C’est collecter les droits des artistes et les redistribuer. Il n’est même pas correct qu’un artiste soit DG du Burida. En mon sens il n’est pas correct que quelqu’un soit juge et partie. Donc ce n’est pas là la question.

Quelle est alors la question qui suscite tant de passion ?

La question est soit, on donne le Burida aux artistes mais on reste toujours sous la tutelle du ministère de la culture parce que le territoire sur lequel on exerce appartient à l’Etat. Donc on reste sous la tutelle du ministère de la culture. Mais le ministère de la culture n’a pas le droit de s’immiscer dans la gestion courante du Burida. Le ministère de la culture a un droit de regard mais n’a pas le droit de nommer le président du Conseil d’administration et le directeur général du Burida et faire des choses inimaginables. Un ministre qui dit « bon, désormais, l’ordre du jour des sessions du Conseil d’administration doivent m’est soumis avant ». Mais c’est quoi ces histoires ? Pourquoi ? Le ministre qui dit au DG, donnez-moi ceci. Alors que les artistes eux-mêmes meurent dans le dénouement total, nous sommes dans la rue. Nos enfants dorment à la belle étoile. Nos enfants ne vont pas à l’école alors que les enfants des agents du Burida vont à l’école. Ils sont logés. Les enfants du ministre vont à l’école. Les enfants du ministre, alors là, on n’en parle pas. Le ministre a son salaire de ministre avec tous les avantages qui vont avec, il a ensuite le pouvoir de prendre au Burida, le directeur général a tout le loisir de prendre au Burida. On peut confisquer le salaire du PCA qui est élu, qui est le représentant des associés dans le fonctionnement du Burida. Vous pouvez comprendre qu’un père de famille n’a pas son salaire depuis des mois, depuis des années, parce que, je ne sais, il se murmure que la DG n’est pas en odeur de sainteté avec lui. Ça veut dire quoi. Moi je dis aux artistes, sortons du Burida qui est un gros mensonge. Si nous voulons être libres, si nous voulons décider de ce qui est bon pour nous, sortons du Burida qui est une société d’Etat. Le Burida n’appartient pas aux artistes. Au Sénégal, les artistes l’ont compris. Aujourd’hui ils ont créé eux-mêmes leur maison : la Sodas où ils décident ce qu’ils veulent, où eux-mêmes décident qui sera leur directeur général et leur Pca etc. pourquoi en Côte d'Ivoire on ne peut pas le faire ? On a découvert que la directrice générale a fait des malversations. Les preuves sont là tout et tout. Qu’est-ce qui empêche le ministre de la Culture de démettre la directrice générale ? On élabore des statuts en Assemblée générale. Après que les associés aient élaboré les statuts, c’est le ministre de la Culture qui est chargé de "convoyer" on va dire ça comme ça, ce projet de statuts en conseil des ministres. On remet ce projet au directeur général qui tripatouille les textes et dépouille les associés de toutes leurs prérogatives. Et c’est le ministre et la directrice générale qui gèrent tout. On vous dit par exemple qu’en cas de faute lourde avérée, le ministre "peut" mettre fin aux fonctions du directeur général. En cas de faute lourde dûment constaté, pourquoi le ministre "peut". Je ne sais pas si c’est moi qui ne comprends pas le français. "Peut" est une alternative, donc il fait ce qu’il veut. Toutes les preuves sont là. Le ministre ne bouge pas le petit doigt. A la limite, il nargue les sociétaires du Burida. Mme Vierra nargue les sociétaires du Burida. Pourquoi ? Parce qu’elle sait qu’en tant que juriste, elle sait que le Burida n’appartient pas aux artistes. Ce sont les artistes qui se leurrent en disant « le Burida est notre maison, le Burida est notre maison ». Elle sait que le Burida n’appartient pas aux artistes. Elle s’en fout éperdument. Même le ministre s’en fout. Que ce soit Bandaman, Comoé, la lagune Ebrié ou la méditerranée qui vient à la tête du ministère de la Culture, les artistes n’auront jamais les mains libres tant que le Burida demeurent sur ce statut-là. Il faut que les artistes le comprennent et qu’ils demandent la dissolution du Burida pour créer une maison de droit d’auteur qui appartienne exclusivement aux artistes.

En tant que membre du Bureau du Samci, quels sont vos projets ?

Le projet immédiat pour un syndicat qui se respecte, il lui faut un siège. A la longue, nous envisageons d’organiser des séminaires sous régionaux. On va tisser des partenariats avec des syndicats d’autres pays de la sous-région et même de ceux d’ici. Je disais à quelqu’un qu’être artiste ici en Côte d'Ivoire est peut-être une abomination, je ne sais pas. Figurez-vous que l’artiste ici en Côte d'Ivoire n’a pas de statut. Le cordonnier est un artisan, le tisserand est un artisan, le forgeron est un artisan. L’artiste musicien il est quoi ? Il n’est rien. Voilà des choses sur lesquelles on attend un ministre de la Culture. Le ministre de la Culture, il est dans les couloirs du Burida et on laisse de côté l’essentiel. C’est tout ça. J’ai pour habitude de dire à mes amis du Samci qu’un pouvoir ne se donne pas, ça s’acquiert, donc allons le chercher. Et pour aller le chercher, il faut le faire de façon légale. C’est pour ça on est organiser en syndicat. C’est un syndicat qui doit poser ce problème, le statut de l’artiste, enrayer la piraterie, demander l’application de la loi sur la copie privée parce que la copie privée, c’est beaucoup d’argent. La copie privée est tout ce qui est taxée prélevée par la douane sur tout support de musique tels que les téléphones portables, les CD vierges, les clés USB, les postes téléviseurs, tout. Et c’est beaucoup d’argent. Il faut qu’on applique la loi sur la copie privée. Et c’est à nous d’exiger l’application de cette loi. Mais évidemment si on n’a pas de statut, on ne compte pour rien dans le tissu social, c’est difficile. Mais c’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles. Il faut oser. Et nous Samci, nous allons oser. Nous voulons que la loi sur la copie privée soit effectivement appliquée, nous voulons faire en sorte que l’artiste ivoirien ait un statut, nous voulons faire en sorte que l’artiste qui travaille ait un contrat écrit, un contrat formel. On a nos amis qui travaillent dans les boites de nuit, dans les hôtels et autres. C’est des gens qui travaillent sans contrat. Dans les chorales et autres. Le type travaille deux (2) ou trois (3) fois dans la semaine où il est payé à 5.000 F cfa ou 10.000 Fcfa par soir. Et un soir il est malade et il ne vient pas au travail. Ce jour-là, il ne sera pas payé parce qu’il travaille sans contrat. Donc c’est tout ça nous voulons changer. C’est peut-être prétentieux. Mais ce n’est peut-être pas le premier secrétaire général du Samci ou le tout premier bureau qui va changer les choses. Mais on aura déjà amorcé.

La cinéaste Suzanne Kouamé a récemment fait savoir via les réseaux sociaux qu’après 25 ans, elle n’a reçu que 122 mille de la part du Burida. Votre commentaire

C’est quand même dommage que le ministre de la culture perçoive 18 millions des caisses du Burida chaque trois (3) mois et qu’on donne 122 mille à une sociétaire du Burida. C’est dommage. Mais ce que j’aimerais dire aussi, c’est qu’en dehors de mépriser, de brimer, de rabaisser, d’humilier les artistes, le Burida ne les informe pas suffisamment. C’est vrai qu’elle a 25 ans de métier. Mais au Burida, les droits ne sont pas rétroactifs. Il n’y a pas très longtemps qu’on a commencé à payer les droits de comédiens, des acteurs et autres. Elle pouvait avoir plus. 25 ans de carrière, ce ne sont pas les droits des 25 ans qui lui ont été donné parce qu’une fois encore les droits du Burida ne sont pas rétroactifs. Mais je veux dire, avec tout l’argent qui sort et qui va dans la poche du Daf (directeur administratif et financier, ndlr) du ministère de la Culture, l’argent qui va dans la poche du directeur général, l’argent qui va dans la poche des sbires du directeur général, on pouvait mieux traiter les sociétaires. Il faut qu’on fasse quelque chose pour les artistes. Ils n’ont qu’à arrêter de se bourrer les poches avec l’argent des artistes et les laisser mourir dans le dénouement total.

Votre mot de fin

Mon mot de fin, c’est de dire aux artistes que le Burida est un gros mensonge. Si le Burida appartient vraiment aux artistes, qu’on donne le Burida aux artistes sinon il faut dissoudre le Burida.  

 

Interview réalisée par Elvis Gouza

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Suivez-vous le procès de votre ancien client Charles Blé Goudé à La Haye ?

Non, je ne suis pas particulièrement le procès. Mais je pense que Charles Blé Goudé a d’excellents avocats ivoirien et belge pour le défendre. Je veux parler de Maitre N’dry Claver et Serges Gbougnon.

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