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INTERNATIONAL
Burkina-Faso: Une femme se rend à la morgue pour réclamer sa créance à un cadavre devant les parents en pleurs Mercredi 31/10/2018 22:46:14 Une vue d'un palais de justiceFaits divers Une vue d'un palais de justice Cet article a été vu 226 fois

S.S, une employée de commerce et son patron K.I, infirmier diplômé d’Etat en service au Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou (Burkina-Faso), ont comparu à l’audience correctionnelle du Tribunal de grande instance (T.G.I) de Dédougou du jeudi 18 octobre 2018, pour répondre des faits « d’injures publiques, de menaces sous condition, et de refus de vente » à un consommateur. Des faits que les deux prévenus ont rejeté en bloc à la barre. Tout est parti raconte S.S à la barre, du décès le 2 février 2018, d’une serveuse d’un débit de boisson de la cité de Bankuy auquel est associé l’infirmier diplômé d’Etat.

Pendant que les parents, amis et connaissances pleuraient la disparition de la victime à la morgue, T.F, employée de commerce, s’y est rendue pour réclamer sa créance au cadavre. Une attitude qui a choqué plus d’un à la morgue, poursuit S.S. Depuis ce jour, interdiction est faite à l’employée de commerce d’aller audit débit de boisson où elle venait habituellement proposer ses articles aux serveuses. Malgré cette interdiction des propriétaires des lieux, T.F, sur invitation d’un de ses créanciers, s’y est rendue le 29 juillet 2018. N’étant pas la bienvenue, le gérant S.S et l’associé du maquis K.I, lui ont refusé le service de la boisson et lui ont enjoint de quitter les lieux pour éviter certains désagréments au regard des agissements des serveuses et certains clients qui n’approuvaient pas sa présence.

Chose que l’infortunée fit non sans trainer les pas. En plus des trois chefs d’inculpation pour lesquels ils sont collégialement poursuivis avec S.S ; K.I s’est fait épingler au cours de ce procès par le parquet dans l’exercice d’une activité commerciale ; laquelle activité est incompatible avec son statut d’agent public, rappelle le ministère public à l’audience. Pris la main dans le sac, l’infirmier diplômé d’Etat n’avait d’autre choix que de plaider coupable.

A la suite de l’instruction et des différents développements, le parquet n’a pas trouvé suffisamment de preuves lui permettant d’établir la culpabilité des deux autres prévenus pour ce qui est des injures publiques et de la menace sous condition. Par conséquent, le procureur du Faso a requis la relaxe des prévenus au bénéfice du doute. Par contre, pour le refus de vente à un consommateur, les faits sont suffisamment caractérisés selon le parquet qui a demandé au tribunal de les déclarer coupables. S.S a été condamné à une peine d’amende de 150 000 FCFA. Quant à K.I qui est coupable de deux délits auxquels la loi ne permet pas le cumul des peines mais de considérer le délit qui a la plus lourde peine, le parquet a requis une peine de trois ans de prison avec sursis, et à une peine d’amende ferme de 300 000 FCFA à son encontre pour l’exercice illégale d’activité commerciale en sa qualité d’agent public.

Après avoir délibérer conformément à la loi, le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, a reconnu S.S coupable des faits de refus de vente à un consommateur. Aussi, KI, a été reconnu coupable des faits d’exercice d’activité commerciale incompatible a son statut de fonctionnaire de l’Etat. Par conséquent, le tribunal au bénéfice du doute, a renvoyé les deux prévenus des faits d’injures publiques et de menaces sous condition. Par contre K.I a été condamné à une peine d’emprisonnement de 06 mois avec sursis et à une amende ferme de 700 000 FCFA.

 

Sidwaya

DOSSIER DU MOIS
 
Un scandale de détournement secoue encore la filière à Korhogo
05
JUIN
2018

La filière coton-anacarde est secouée actuellement par un autre scandale. Celui du détournement d’environ 35.000 tonnes de graines de coton. Ce produit est offert aux coopératives de la région pour l’alimentation des bovins utilisés en culture attelée.

Malheureusement ces 35.000 tonnes de graines ont été détournées par des mains invisibles pour se retrouver sur le marché noir au Maliens et au Burkina. C’est le délégué du Conseil coton anacarde (CCA) pour la région de Korhogo, Koné Issouf, qui a levé le lièvre sur ce nouveau scandale. « Si vous ne prenez pas garde, les bœufs que la Banque mondiale vous donne, les bœufs que l’Union européenne vous donne, vont tous mourir », a-t-il révélé.
C’était à l’occasion d’une ...